diumenge, 13 de juny de 2021

Una casa, una llar


El nostre temps, que és finit, s'omple cada dia d'activitats, de feina, d'obligacions i d'oci, que fan que sempre anem darrere del rellotge.

Notre temps, qui est fini, se remplit chaque journée d’activités, de travail, d'obligations et de loisirs, qui font que nous allons toujours derrière l'horloge.



Arribem a casa i el què busquem és respirar, reposar i ser nosaltres mateixos. Amb la nostra roba còmoda deixar-nos anar, amb els de casa, i treure'ns tantes màscares... 

Lorsque nous arrivons chez nous ce que nous cherchons c'est respirer, nous reposer et être nous mêmes. Avec nos vêtements confortables nous négliger, avec toute la maisonnée, et nous sortir autant de masques...

De vegades, estem tan cansats, atabalats, amoïnats, que no podem més que intentar oblidar-nos de tot i descansar..

Parfois, nous sommes si fatigués, étourdis, avec des soucis, qu'on ne peut qu'intenter s'oublier de tout et se reposer...

La nostra casa és el nostre refugi, on ens podem relaxar... Aquestes quatre parets amb sostre, on la humanitat ha buscat el racer d'allò que queda fora, és, en realitat, molt més, és una llar. El lloc on trobem la seguretat, la calma, on convivim amb els nostres, aquells amb qui confiem.

Chez nous c'est notre refuge, où nous nous pouvons relaxer... Ces quatre murs avec toit, où l'humanité a cherché l'abri de ce qui reste dehors, c'est, en réalité, bien plus, c'est un foyer. Le lieu où on trouve la sécurité, le calme, où nous cohabitons avec les nôtres, ceux qui nous avons confiance.



Ara que tots tenim ganes de sortir, que, amb tan de temps sense plena llibertat de moviment, sols pensem a volar, penso en aquells dies que vam passar confinats a les nostres cases, dins d'aquestes quatre parets, la casa. Més gran, més petita, més privilegiada, més desfavorida, amb aquells que són els nostres. Durant aquest temps, per molts, la nostra casa es va transformar en una llar.

Au présent où tous avons envie de sortir sans masques, où, avec autant du temps sans pleine liberté de mouvement, on ne pense qu'à s'envoler, je pense à ces jours-là que nous avons passés confinés dans chez-nous, dans ces quatre murs, la maison. Plus grande, plus petite, plus privilégiée, plus défavorisée, avec ce qui sont les nôtres. Pendant ce temps-là, pour plusieurs, chez nous s'est transformée en un foyer.


La societat ens ofereix un ventall de possibilitats de socialització, de realització d'activitats de lleure, que ens ajuden a formar-nos, a créixer, a entretenir-nos, a omplir el nostre temps. El nostre temps es va buidar durant uns dies, pocs o molts, i ens vam trobar entre aquestes 4 parets. 

La société nous offrit un éventail de possibilités de socialisation, de réalisation d'activités de loisirs, qui nous aident à nous former, à croître, à nous distraire, à remplir notre temps, notre temps s'est vidé pendant des jours, peux, plusieurs, et nous nous avons trouvés entre ces 4 murs.




Sense poder seguir les nostres activitats habituals, treball, formacions, esports, lleure; la nostra casa, la nostra llar, es va omplir de vida, d'idees, de riures, de plors, de feines, de contacte, de relacions. 
La nostra llar es va convertir en gimnàs, classe de música, taller de manualitats, estudi de ioga, acadèmia de dansa, jardí de plantes, sala de lectura i d'estudi, lloc de tertúlia, perruqueria, restaurant.

 


La nostra llar, la meva, va tornar a vibrar, vam tornar a estar junts durant hores, i això ens va permetre retrobar-nos, haver-nos d'entendre i fer tot de coses plegats.


Sans pouvoir suivre nos activités habituelles, le travail, les formations, les sports, les loisirs, chez nous, notre foyer, s'est comblé de vie, d'idées, de rires, de pleurs, de boulots, de contact, de relations. 
Notre foyer s'est transformé en gymnase, classe de musique, atelier de travaux manuels, étude de yoga, académie de danse, jardin des plantes, salle de lecture et d'étude, forum, salon de coiffure, restaurant.


Notre foyer, le mien, a retourné à vibrer, nous avons été ensemble pendant des heures, et ça nous a permis de nous retrouver, nous devoire entendre et faire tout de choses avec.




Aquest temps en què vam viure dins d'aquesta llar em va traslladar en un altre temps, un temps perdut on la gent a casa hi vivia. La casa era el lloc de trobada i de vivències amb la família, la gent de confiança, la gent amb qui hom compartia els seus desitjos, era el lloc on la gent feien coses que els omplien i els agradaven, on un es trobava bé, com a casa! En aquest temps, es diria que tot era més calmat, més lent, més amable. Se sentien les notes de cançons des del carrer i l'olor de menjar ben fet i els veïns parlaven de balcó a balcó.

Ce temps-là où nous avons restés dans ce foyer m'est déplacée sur un autre temps, un temps perdu où l'on chez soi y vivait. La maison était le lieu de rencontre et du vécu avec la famille, avec qui on avait confiance, avec qui on partageait ses souhaits, c'était le lieu où on fessait ce qui le comblait, ce qu'on aimait, où on y restait bien, comment chez soi! En ce temps-là, on dirait que tout était plus calme, plus lent, plus aimable. On entendait des notes nde chansons depuis la rue et l'arôme des mets bien faits et les voisins parlaient de balcon à balcon.


Durant aquells dies els carrers eren en calma, podíem sentir el cant dels moixons, veure les herbes creixent entre els forats de les llambordes o els bancs on ja no hi havia vells asseguts. Això, ens ha fet pensar en aquells altres temps calmats, lents i amables, en una societat en la que se somniava... En una societat que no està, potser, més que al nostre cap, que dins els records de la nostra infantesa... Tanmateix, no era més que un miratge?

Durant ces jour-là les rues étaient en calme, on pouvait sentir le chant des oiseaux, voir les herbes pousser entre les trous des pavés ou les bancs où les vieux ne s'asseyaient plus. C'est ça ce qui nous a fait penser a d'autres temps calmes, lents, et aimables, à une société où on rêvait... À une société qui n'était, peut-être, que dans notre tête, dans les souvenirs d'enfance... Pourtant, ce n'était qu'un mirage?




Hem tornat a sortir, i ben a gust, sobretot ara que torna a ser primavera. Ens agrada, ens cal,  passejar, trobar-nos amb la gent... 

Sí, m'agrada respirar fons i sentir-me lliure amb l'aire del carrer. I tot rentant-nos les mans, amb la nostra mascareta, va passant el temps, esperant que tot torni a recomençar...

On retourne à sortir, volontiers, surtout maintenant que c'est printemps à nouveau. Nous aimons, il nous faut, nous promener, nous retrouver... 

Oui, j'aime respirer à fond et me sentir libre avec l'aire de la rue. Et tout lavant nos mains, avec notre masque, on passe le temps, en attendant que tout recommence.



Però no oblidem la nostra casa, no oblidem fer-la vibrar i viure-la, no oblidem aquestes hores qu hi vam passar i que ens han ensenyat a tornar-la a estimar.

Mais n'oublions pas chez nous, n'oublions pas la faire vibrer et la vivre, n'oublions pas les heures qu'on y est passé et qui nous ont appris la retourner à aimer.  

Ara, que ben aviat podrem tornar a fer tot allò que ens agrada, que ens fa viure i ens fa lliures, no oblidem aquesta casa, aquest racó on hi trobem el caliu, on creixem amb els que ens estimem, i fem que sempre sigui la nostra llar.

Maintenant, que bientôt on pourra faire tout ce qu'on aime, qui nous fait vivre et nous fait libres, n'oublions pas cette maison, ce coin où l'on y trouve la chaleur, où l'on croise avec ce que l'on aime, et faisons-nous que soit toujours notre foyer.



 Hi ha tantes coses de les que podem prescindir, hi ha tantes actituds que podem canviar, tantes necessitats que no són més que noses o maneres de no trobar-nos a nosaltres, així, com som. 

Fugides cap a endavant... 


Il y a autant de choses dont on peut prescindir, il y a autant d'attitudes que l'on peut changer, autant de necessités qui ne sont que de gênes ou façons de ne nous trouver pas à nous, ainsi, comment nous sommes.

 Des vols en avant... 




Trobem el temps, gaudim del temps i exigim aquest temps, el nostre temps, el dels nostres i el de la nostra llar.


 
Trouvons-nous le temps, jouions-nous du temps, notre temps, celui de nos proches et de notre foyer.


En record de tot aquest temps que hem viscut.
En mémoire de tout ce temps que nous avons vécu.




13 comentaris:

  1. Sara,quelle joie de te retrouversur ce blog,ton Blog❤❤.Je suis heureuse et fière de pouvoir te suivre dans tes beaux rêves et réalités .Tu es toujours de bonne humeur malgré ces temps difficiles. Ce n est pas un souvenir Sara c est la continuité et je suis heureuse d en faire partie même si tu es loin de moi.
    Bisous.Carine.

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  2. Enfin, je peux te lire à nouveau, sur ton blog. Bien sûr, nous ne nous sommes pas vraiment perdues puisque je te retrouve de temps en temps sur Facebook mais là, c'est plus intime, plus "entre soi". Quel bonheur de te lire ainsi, toi te livrant, moitié rêverie, moitié réalité. Je t'imagine, oeuvrant pour faire de ta maison une endroit serein, doux où toute la famille se retrouve comme nimbée de quiétude et de sérénité. Qu'importe ce qui se passe dehors, là où tu es, on est tranquille.
    Je te souhaite de bonnes vacances où la liberté jouera un très grand rôle, te permettant de goûter à des joies nouvelles. Je t'embrasse

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  3. C'est vrai ma Sara, autrefois on vivait avec nos parents, grands-parents, et parfois même arrière-grands-parents. Ça a été mon cas, nous vivions avec ma grand-mère, et Dieu sait si j'en ai souffert ! Pour nous ça ne s'est pas passé comme ça pendant le confinement car mon mari a continué à travailler. J'ai juste eu Guillaume pendant un certain temps et ça a été très, très dur ...
    Mais tu as raison, la maison, notre maison, c'est le lieu où l'on se réunit en famille, où les enfants reviennent régulièrement avec plaisir ...
    Je suis heureuse de te retrouver ici, merci pour ce joli moment.
    Belle semaine, gros bisous.
    Cathy

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  4. Coucou Sara, je suis heureuse de te lire sur ton blog, avec un si joli billet.
    Oh oui que le foyer est précieux, notre petit paradis où l'on passe de si bons moments en famille. Mon mari et moi sommes maintenant en retraite, nous en profitons ainsi que du jardin !
    Nous espérons tous une vie sereine, sans tous ces soucis depuis maintenant plus d'une année !
    Je te souhaite un bel été, gros bisous.
    Lylou

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  5. Voilà un bien joli retour, très émouvant. Tu as raison, un foyer, c'est la base de la vie. Je n'en ai pas eu pendant un an, j'avoue que c'est très déstabilisant. J'espère te retrouver plus souvent ici. Bisous

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  6. Molt bonic 👏🏼👏🏼👏🏼👏🏼

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  7. Sara,
    Com m'agrada aquest post. Has aconseguit transmetre sensibilitat i bon gust. Concordo al 100 per cent tot el que has escrit i una de les coses que m'han fet patir durant el confinament és dels que no han tingut una casa agradable per a compartir. I jo m'he replantejat moltes coses a les que abans hi donava molta importància i ara les he deixat de costat.
    Gràcies, Sara

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  8. Des images et des mots qui inspirent la sérénité. Nous en avons besoin. Merci, Sara.
    Ronrons des Chats-Pitres. Bisous.

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  9. Sara, no havia entrat mai al teu blog. Escrius molt bé i tot el que hi aboques és sensible i delicat. Comparteixo la idea que potser otorguem poca dedicació i sentit a la llar; la teva és d'un gust exquisit, em dono fè, confortable i acollidora, plena de detalls i racons que inspiren i conviden a somiar.
    Malauradament hi ha molta part de la població que es va haver de recloure dins 30 o 40m2 amb criatures incloses. El que van fer i estan fent amb la població infantil, les nostres criatures, ha estat trepitjar els drets més fonamentals (entre ells el dret a respirar aire del carrer, ni que fos un cop al dia) com si no formessin part de la societat o no fossin membres de plè dret.
    Pitjor que els gossos, vaja, i ja saps que jo també en tinc un.
    T'encoratjo com a pedagoga i membre actiu de la comunitat educativa a fer un article sobre el maltracte infantil que estan duent a terme els nostres polítics i el menystenir de la nostra societat en general envers els nostres infants.
    Salut!

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  10. Sans toi

    Un anniversaire sans toi
    C’est comme une maison sans toit
    C’est comme un jardin sans couleurs
    C’est comme une banane sans saveur.
    Un anniversaire sans toi
    C’est comme une forêt sans bois
    C’est comme un empereur sans fureur
    C’est comme un croyant sans pudeur.
    Un anniversaire sans toi
    C’est comme une femme
    sans ni or ni soie
    C’est comme un ciel sans étoiles
    C’est comme un vélo sans pédales
    C’est comme un boucher sans couteaux
    C’est comme un album sans photos
    C’est comme un sourire qui ne veut rien dire
    C’est comme un amour sans délire.
    Un anniversaire sans toi
    C’est comme une main sans doigts.
    Un anniversaire sans toi
    C’est comme des yeux qui ne pleurent pas.
    Un anniversaire sans toi
    C’est comme des amants qui ne s’embrassent pas.
    Un anniversaire sans toi
    C’est la mort en soi !

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